Mathias Enard

Mathias Enard - Auteur - La Pensée Sauvage

En résidence à la Pensée sauvage en 2009.

Né à Niort en 1972, Mathias Enard a suivi des études à l’Ecole du Louvre (art islamique),  à l’INALCO (études de persan et d’arabe) et préparé un doctorat au CNRS (section « Monde iranien »). Lecteur de Blaise Cendrars durant son adolescence, et marqué par sa lecture de « Voyage au bout de la nuit » de Céline,  Mathias Enard a voyagé au Proche et Moyen-Orient (Liban, Iran, Egypte, Syrie). Pensionnaire de la Villa Médicis en 2005-2006, Mathias Enard a également enseigné la langue arabe à l’université de Barcelone.

Il publie son premier roman en 2003, La perfection du tir (Prix des cinq continents de la francophonie). Roman situé dans une ville « qui pourrait être Beyrouth », dans lequel « un jeune sniper cherche à posséder une jeune domestique… ». Après Remonter l’Orénoque (2005),  il signe son quatrième roman, Zone, un monologue sans ponctuation qui se déroule au cours d’un périple ferroviaire entre Milan et Rome. Roman sur les guerres du 20ème siècle qui obtient le Prix Décembre et le Prix du Livre Inter en 2009. En 2010, Mathias publie Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, récit construit à partir de la figure de Michel Ange « une méditation sur l’histoire, sur la beauté et la diversité d’un monde ». Son roman, L’Alcool et la Nostalgie, publié en 2012, est inspiré d’un voyage à bord du Transsibérien avec un groupe d’écrivains.

« Rue des voleurs » paru en 2012 a reçu le Prix liste Goncourt/le Choix de l’orient, le Prix littéraire de la Porte Dorée et le prix du Roman News. Ce livre est l’histoire « d’un jeune Marocain de Tanger, un garçon sans histoire, avide de liberté, dans une société peu libertaire. Au lycée, il a appris quelques bribes d’espagnol, assez de français pour se gaver de Série Noire. Il attend l’âge adulte en lorgnant les seins de sa cousine Meryem. C’est avec elle qu’il va “fauter”, une fois et une seule. On les surprend : les coups pleuvent, le voici à la rue, sans foi ni loi. Commence alors une dérive qui l’amènera à servir les textes – et les morts – de manières inattendues, à confronter ses cauchemars au réel, à tutoyer l’amour et les projets d’exil. Dans Rue des Voleurs, roman à vif et sur le vif, l’auteur de Zone retrouve son territoire hypersensible à l’heure du Printemps arabe et des révoltes indignées. Tandis que la Méditerranée s’embrase, l’Europe vacille. Il faut toute la jeunesse, toute la naïveté, toute l’énergie du jeune Tangérois pour traverser sans rebrousser chemin le champ de bataille. Parcours d’un combattant sans cause, Rue des Voleurs est porté par le rêve d’improbables apaisements, dans un avenir d’avance confisqué, qu’éclairent pourtant la compagnie des livres, l’amour de l’écrit et l’affirmation d’un humanisme arabe. »

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La Pensée Sauvage

La pensée sauvage est une association de droit français 1901. Fondée en 2006 par Olivier Dautrey (ancien pensionnaire de la Comédie française), elle a pour but l’accueil d’écrivains en résidence ainsi que la valorisation de la lecture et de l’écriture. Elle réunit des écrivains, des libraires, des bibliothécaires et autres acteurs culturels pour mettre en œuvre l’accueil, la création et l’enseignement d’activités littéraires, artistiques et artisanales en milieu rural, ainsi que la promotion de ce milieu.